mardi 15 décembre 2009

Aussi Zarbi que Zardi... le grand Musson


Zardi est mort, il reste Bernard Muson, né le 22 février 1925, sans doute l’un des plus grands seconds rôles français.
A son propos, Frédéric Dard écrivit : « J'ai un ami comédien, ça fait une paie que je ne l'ai vu. Musson, il s'appelle. Un grand à mine compassée. Il joue ce qu'on appelle les petits emplois, mais il travaille comme un fou; tu l'aperçois dans tous les films. Tu sais pas fatalement son nom, mais tu le connais, toute la France le connaît. Et qu'interprète-t-il ? Je vais te dire : un maître d'hôtel, ou un croque-mort, ou un académicien, ou un ministre, rarement autre chose, ce qui prouve combien les quatre professions que je viens de numérer sont sœurs, sont conjointes, presque interchangeables. Leur dénominateur commun ? Musson ! Un grand type d'apparence sévère, gourmée (mais un fin gourmé !) avec un air de ne croire qu'en la bienséance. Musson ! »
… Ce qui lui valut de figurer aussi bien dans les Diplômés du dernier rang que dans Le Fantôme de la liberté de Luis Buñuel et même d'approcher Audrey Hepburn dans Charade. Aucune "vedette" du cinéma français ne peut en dire autant.

Zardi le Zarbi


Dominique Zardi vient de mourir à 79 ans.
C'était le dernier grand "second rôle" du cinéma français, un survivant des années Lautner,né le 2 mars 1930, décédé le 14 décembre 2009.
Deuxième rôle, troisième rôle, figurant… La carrière de Dominique Zardi – souvent associé à son camarade Henri Attal – traverse toute l'histoire du cinéma français. Certains cinéastes comme Jean-Pierre Mocky, André Hunebelle ou Claude Chabrol, lui donnaient quasiment un rôle dans chacun de leurs films.
Il a donc tourné plusieurs centaines de films et de téléfilms depuis son entrée dans la carrière en 1943.
On connaît moins sa carrière d'écrivain au service de la mémoire du peuple juif avec le Génie du judaïsme et la Rue des Rosiers, ou de l'histoire du Paris populaire avec un ouvrage consacré au monde des truands. Il s'est également consacré à la défense du monde de la boxe en écrivant les Immortels de la boxe et en créant une revue consacrée au "noble art", tout en écrivant les chansons des génériques de quelques uns des films dans lesquels il tourna.

mardi 8 décembre 2009

La chaise roulante qui foote...


Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, voici que Michel Platini décide de jouer au football en chaise roulante. Je ne sais pas de quand date cette photo et pourquoi Platoche se traîne sur des roulettes. Mais cette photo aussi j'aurais aimé l'avoir sous les yeux il y a quelques mois.
Maintenant que je remarche - si mal et si peu - je n'ai certes aucune nostalgie de ma période particulière, mais je regrette la qualité de la haine qui m'animait. Ma faiblesse me rendait fort, personne n'ose, et n'a intérêt à, ouvrir sa gueule quand un handicapé méchant l'invective...

Le retour de la Chaise Roulante qui rocke...


J'en rêvais Jony l'a fait !
Depuis des mois je cherche une image people et sexy de personnage un peu connu véhiculé en chaise roulante. Et monsieur Aliday vint, accompagné de son amie Laet'.
Pourquoi ne s'est-il pas cassé la hanche il y a six mois, quand j'avais besoin d'être rassuré.

jeudi 12 novembre 2009

Les victimes de Landru


Il y a cent ans, Landru était condamné... pour escroquerie. La suite allait démontrer qu'il ne se contentait pas de promettre le mariage à des jeunes femmes naïves.

C'est un phénomène assez étrange.
Les tueurs contemporains sont des monstres, les tueurs du siècle dernier sont des personnages romanesques...

Landru, l'un des pires d'entre eux bénéficie d'une complaisance assez étonnante. Mais voyons plutôt la liste de ses crimes :

Jeanne-Marie Cuchet, née Jamast, lingère, veuve d'un commerçant, 39 ans, disparue en février 1915 – Landru assassina sans doute également son fils André Cuchet, 17 ans ; Thérèse Laborde-Line, née le 12 août 1868 en Argentine ,séparée d'un mari aubergiste, disparue en juin 1915 ; Marie-Angélique Guillin, ancienne gouvernante, disparue en août 1915 ; Berthe-Anna Héon, 55 ans, née au Havre, veuve, femme de ménage, disparue en décembre 1915 ; Anne Collomb, 44 ans, veuve, secrétaire dans une compagnie d'assurances, disparue à Gambais, disparue en décembre 1916; Andrée-Anne Babelay, 19 ans, domestique chez une cartomancienne, disparue en avril 1917 ; Célestine Buisson, veuve, femme de ménage, disparue en août 1917 : Louise-Joséphine Jaume, 38 ans, en instance de divorce, disparue en novembre 1917 ; Anne-Marie Pascal, 33 ans, divorcée, couturière, disparue en avril 1918 ; Marie-Thérèse Marchadier, 38 ans, ancienne prostituée connue sous le nom de la belle Mytèse, tenancière d'une maison close de la rue Saint-Jacques, à Paris, disparue en janvier 1919 – Landru assassina sans doute également ses deux chiens, les deux seuls véritables « cadavres » découverts dans cette affaire …

Romanesque vous dis-je...

jeudi 5 novembre 2009

La France Bizarre ?


Eh bien oui, et je le prouve avec ce magnifique ouvrage.
Comme dit mon éditeur :
Amateurs de pittoresque banal et de sentiers bien balisés, passez votre chemin ! Dans ce Dictionnaire de la France insolite, on ne trouve que de l’étonnant, de l’étrange et du bizarre.

Partez à la rencontre des sources miraculeuses, des mégalithes, des ponts du Diable, des fées, des OVNI, des statues très kitsch, des chefs-d’œuvre de l’Art brut, des récits de sabbats, des pagodes, la Bête du Gévaudan, des criminels célèbres, des maisons diaboliques, des monuments très hauts ou un peu tordus, les dragons, la Vouivre, Mélusine, Gargantua, des dingues en grand nombre, sans oublier les châteaux hantés et leurs fantômes…

Un véritable guide pour les amateurs d’insolite, classé par départements, par villes et villages.
Un compagnon indispensable pour visiter une
France qui est loin, bien loin des guides
touristiques classiques.

lundi 2 novembre 2009

Gens de Koufonissi...


Nous avons quitté Koufonissi, après quelques jours passés dans "notre" île, enfin vide de touristes - les touristes c'est "les autres"! En dehors de nous, les seuls étrangers étaient une équipe d'ouvriers du bâtiment et l'équipe des prof du gymnasium. Nous les avons souvent croisé chez Stella, au Neo Fanari ou dans le bar de Manoli, les seuls lieux ouverts dans le village.

Les autres travaillent à la préparation de l'été suivant. Même le taciturne Nikita s'est lancé dans des travaux compliqués, ouvrant un bar dans son jardin, face à la mer. Le soir, nous le retrouvons devant une pile de journaux à une table du Fanari.

Des travaux absurdes continuent à défigurer certains quartiers de l'île, comme cette maison collée devant la façade du Remezzo, un restaurant dont le principal intéret était d'avoir une belle vue sur le port, ou comme cet immeuble immense et inachevée planté devant l'hôel Keros.

Andonis a encore construit deux nouvelles maisons dans son village, tandis qu'une chapelle s'érige face à la mer.