lundi 14 juin 2010

Gachette of The Mastiff



Ils sont deux, Daetan et Dominique, un duo électro, comme dans les années 80 - une sorte de réincarnation androgyne des Partenaires Particuliers.

Au début, ça fait peur !

Heureusement Dominique chante et Gaétan tape sur la batterie électronique la plus discrète de l'histoire de la musique. Ils font de la "musaique batârde" - c'est eux qui le disent. Plutôt agréable à la longue, et même dansante, ce qui ne faisait sans doute pas partie du concept initial. Faut les écouter et les voir sur myspace.com/gachetteofthemastiff

C'était dans les caves de l'International, un bar de la rue Moret à Paris. C'est con, t'aurais dû venir !

jeudi 10 juin 2010

Ha les cons...


Un Dico consacré aux Cons !

Quelle perte de temps, les cons n'en méritent pas tant.

Je l'ai pourtant fait, et il va sortir dans quelques jours aux très mystérieuses éditions City - mystérieuses, car après une douzaine de livres publiés chez eux je n'ai toujours pas rencontré leurs deux dirigeants...

Plus qu'aux cons eux mêmes, ce Dico est consacré à ceux qui les ont moqués, fustigés, dénigrés, caricaturés... d'Audiard à Jean Yanne.

Bref, j'ai écrit un livre spirituel en m'attribuant les traits d'esprit de gens bien plus drôles que moi.

Une fois de plus !

mercredi 9 juin 2010

Archi-BD


"C'est plus le sentiment urbain, le fait métropolitain que nous avons voulu capter dans cette expo que l'influence de l'architecture dans la BD et inversement», explique Francis Rambert, directeur de l'Institut français d'architecture.

Soit !
L'exposition présentée à la Cité de l'architecture de Chaillot remplit effectivement son contrat. Mais plus que le discours sur la représentation des phénomènes urbains, assez rapidement énoncé, on en retiendra tout simplement des dessins... Comme toutes les belles expos de BD celle-ci a le mérite de présenter quelques planches originales particulièrement émouvantes : une planche de la Marque jaune, une autre de l'Etoile mystérieuse, une planche de la Rubrique à Brac, une de Gaston Lagaffe... Sans oublier quelques dessins originaux de Comics ou de Manga.

Ce sera donc le rendez-vous des fétichistes du crobard. A Paris, à la différence de Bruxelles, il est rare de voir des incunables de la BD.

Pourtant le trésor de cette exposition se situe aux confins de l'histoire de la BD, de l'architecture et du cinéma : un dessin représentant Monsieur Hulot, sur son solex, dans un paysage de banlieue bruxelloise dominé par l'Atomium, la rencontre entre les univers de la BD franco-belge, de Mon Oncle et la modernité symbolisée par l'exposition universelle de 1957.

dimanche 6 juin 2010

Torture Garden


La soirée Torture Garden… le plus bel événement fétichiste de l’année selon les adeptes ! J’y suis allé hier, tentant à nouveau de guérir ma demi-cécité en voyant de très belles filles bien peu habillées.

Elles étaient effectivement au rendez-vous, avant d’être un spectacle et un événement culturel pour la communauté des hommes et des femmes en noir, la T.G. comme ils disent, est un fantastique défilé de mode. Tous les plus beaux et les plus extravagants des costumes en cuir ou en latex étaient présentés hier, parfois mis en valeur par les corps superbes et dénudées des mannequins d’un soir.

Je me sentais petit avec mon pantalon en cuir et mes badges à l’effigie de Lénine.

samedi 5 juin 2010

Fassianos...


La Grèce d'Alekos Fassianos est visible dans une ruelle du Marais.

"Alecos FASSIANOS est né à Athènes en 1935. Il étudie à l’École des Beaux-Arts d’Athènes de 1956 à 1960, avec Yannis Moralis, avant de venir à Paris s’installer de 1960 à 1963, pour y étudier notamment la lithographie à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris. Il y rencontre artistes et écrivains qui vont marquer l’époque. Louis Aragon commente ses œuvres..."

Et c'est Aragon qui nous accueille avec un texte lithograpjié, illustré par le peintre... Un livre produit par Hamid Fouladvind, notre "ami de plage"..

du 4 juin au 31 juillet 2010

Galerie Pierre-Alain Challier "

8 rue Debelleyme - 75003 Paris

Tél. : 01 49 96 63 00

Tabou... Totem et I-Pad


Il y a des semaines comme ça.
Vendredi soir, j'avais rendez-vous dans une villa de Montreuil, un loft dissimulé au fond d'une cour et d'un jardin. Il y avait là la fine fleur de la BD pornographique, de la photographie fétichiste et quelques femmes assez rapidement dénudées...
Etrange soirée littéraire où les nouveaux auteurs - dont quelques amis - sont entourés de spécialistes du bondage ou de la fessée.
J'ai de gros problèmes de vue depuis un jour ou deux, quel dommage, je n'ai sans doute pas suffisament profité du spectacle.
Mais une fois de plus c'est l'absurdité de certaines situations qui me saute aux yeux : alors que des nymphettes exhibaient leurs poitrines à deux pas de nous, un groupe d'hommes, des photographes, se réunit pour parler de ses problèmes de sécu avec la Maison des artistes, jusqu'à ce que... jusqu'à ce que l'un d'entre eux exhibe son I-pad, sous prétexte de montrer quelques photos.
Soudain les files n'existent plus, il n'y en a plus que pour la tablette...

Too much Pussy...


Combien de garçon y avaiit-il dans la salle ?
Nous devions être uen petite dizaine, entourés des 150 lesbiennes les plus belles - et ce soir là les plus excitées de Paris.

Il y avait de quoi : le road movie Too mush Pussy est un pur chef-d'oeuvre, convulsif comme la beauté, érotique évidemment, quelque fois drôle, et singulièrement délirant.
Avis aux ethnologues et aux archéologues du XXX° siècle. Le film comporte une scène effarante, l'un des sketchs des spectacles donnés par les 7 performeuses.
La cinéaste Emilie Jouvet filme la danseuse Mad Kate sur un comptoir de bar. Elle est quasiment nue, elle vient d'arracher sa combinaison de cuir ou de latex rouge, et elle pleure...
Elle pleure sur nos misères des années 2010 : personne ne la twitée, personne n'a enrichi son profil facebook, personne n'a songé à fixer cet instant pour l'éternité avec son portable.
Et ce sketch de fille à poil en raconte soudain beaucoup plus sur nos vies trop remplies d'ersatz de communicaton et de convivialité pour ne pas être vides...